Bangladesh needs $15b annual FDI by 2030 to sustain growth: Ficci

1 week ago  ·  5 min read
By Nancy Brown - bdbusinessdaily.com
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Bangladesh : 15 milliards de dollars d’IDE annuels d’ici 2030 pour maintenir la croissance, selon Ficci

Bdbusinessdaily.com – Le Bangladesh devra multiplier par près de sept ses investissements directs étrangers pour atteindre 15 milliards de dollars par an en 2030. Cette augmentation massive est nécessaire pour soutenir l’expansion économique, financer les besoins colossaux en infrastructures et préserver la compétitivité nationale après l’obtention du statut de pays développé. Cette recommandation a été formulée par la Chambre de commerce et d’industrie des investisseurs étrangers (Ficci) lors de sa déclaration du 23 juillet.

En présentant son étude intitulée « IDE pour un nouveau Bangladesh : Feuille de route vers une vision de 15 milliards de dollars », l’organisation a souligné que si le pays dispose de nombreux attraits recherchés par les investisseurs, plusieurs freins persistent. L’incertitude politique chronique, les lenteurs bureaucratiques, les déficiences infrastructurelles et la fragilité du secteur financier continuent d’effrayer les capitaux étrangers.

Un contexte favorable mais des défis persistants

La publication des résultats s’est déroulée au sein du « Ficci FDI Conference 2026 : Stimuler les investissements étrangers pour l’emploi et la prospérité au Bangladesh ». Cet événement s’est tenu au Centre de conférence de l’amitié Bangladesh-Chine à Dhaka, en présence du Premier ministre Tarique Rahman. Ce dernier a exhorté les investisseurs mondiaux à s’engager comme partenaires de long terme dans la transformation économique du pays. Il a affirmé que son administration s’engageait à bâtir une économie de 1 000 milliards de dollars d’ici 2034 grâce à des réformes favorables aux affaires et à une croissance pilotée par le secteur privé.

La Ficci précise que des IDE plus robustes sont indispensables non seulement pour réaliser les ambitions gouvernementales, mais aussi pour couvrir les besoins annuels estimés entre 7 et 10 milliards de dollars en infrastructures. Cette dynamique permettrait également de passer d’une expansion fondée sur la dette à une croissance tirée par l’investissement privé et la productivité.

Malgré son statut de l’une des économies les plus dynamiques d’Asie du Sud au cours des dix dernières années, le Bangladesh attire des niveaux d’investissement étranger parmi les plus faibles de la région. Selon l’étude, le ratio IDE/PIB se situe entre 0,29 % et 0,36 %, le plus bas parmi cinq partenaires régionaux et nettement inférieur aux 4,23 % enregistrés par le Vietnam.

Une reprise masquant une tendance inquiétante

L’analyse met en garde contre une interprétation trop optimiste de la récente remontée des IDE. Une grande partie de cette progression provient des bénéfices réinvestis par les entreprises étrangères déjà implantées plutôt que de nouveaux capitaux apportés par de nouveaux entrants. Cela suggère que les investisseurs actuels étendent leurs activités avec prudence tandis que les nouveaux venus restent hésitants.

« Le Bangladesh a la capacité d’attirer 15 milliards de dollars d’IDE annuels grâce à des réformes politiques et une mise en œuvre efficace », a déclaré Masrur Reaz, président de Policy Exchange Bangladesh, lors de la présentation de l’étude. Il a qualifié ce travail de la Ficci de feuille de route concrète pour libérer ce potentiel.

Rupali Haque Chowdhury, présidente de la Ficci, a souligné que le pays entamait une nouvelle phase de développement économique. À ses yeux, capter des investissements étrangers de qualité deviendra crucial pour maintenir la croissance, générer des emplois à plus forte valeur ajoutée et améliorer la compétitivité internationale. « Cette étude vise à soutenir l’élaboration de politiques fondées sur des preuves et à aider à améliorer le climat d’investissement du pays », a-t-elle ajouté.

L’ouverture commerciale comme levier majeur

L’analyse identifie la libéralisation commerciale comme l’un des moteurs les plus puissants des investissements étrangers. Elle estime que chaque augmentation de 1 % du ratio commerce/PIB pourrait accroître les flux d’IDE d’environ 3,7 %. L’étude défend également l’idée que la réduction des coûts logistiques via une meilleure infrastructure de transport, des ports efficaces et des chaînes d’approvisionnement optimisées renforcerait la compétitivité exportatrice et rendrait le Bangladesh plus attractif pour les fabricants mondiaux.

Cependant, attirer davantage d’investissements ne suffira pas à lui seul. Le rapport indique que chaque million de dollars d’IDE verts ne crée que 1,3 emploi au Bangladesh, contre 6,2 en Inde, 4,4 au Cambodge et 4,1 au Vietnam. Cette donnée révèle que les investissements étrangers restent concentrés dans des secteurs capitalistes-intensifs comme l’énergie plutôt que dans la fabrication intensive en main-d’œuvre, la technologie et les industries à plus forte valeur ajoutée.

Neuf barrières structurelles

La Ficci attribue les performances médiocres du Bangladesh en matière d’IDE à neuf contraintes structurelles qui ont progressivement érodé la confiance des investisseurs. L’incertitude politique demeure l’un des obstacles les plus importants. Bien que les procédures officielles d’approbation soient censées prendre environ 76 jours, les investisseurs attendent souvent entre six mois et un an pour recevoir les autorisations finales.

La fragmentation institutionnelle constitue un autre défi majeur. Les investisseurs étrangers doivent actuellement interagir avec 23 agences gouvernementales et près de 150 services distincts, ce qui augmente les coûts de conformité et les retards. Les goulets d’étranglement infrastructurels continuent d’alourdir les décisions d’investissement. L’étude pointe du doigt les pénuries d’électricité, les contraintes foncières industrielles et les lenteurs dans les transferts de titres fonciers au sein des zones économiques spéciales.

Le Bangladesh a la capacité d’attirer 15 milliards de dollars d’IDE annuels grâce à des réformes politiques et une mise en œuvre efficace.

La logistique représente un autre point faible. Les cargaisons rencontrent encore des difficultés significatives dans les processus de dédouanement et de transport intérieur, ce qui affecte directement la compétitivité des entreprises exportatrices et décourage certains investisseurs potentiels de s’installer dans le pays.

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